Vers plus de simplicité… au quotidien

Par Marilyne Paiement, collaboratrice au blogue

Je ne sais pas exactement comment tout ça a commencé. Ça fait un peu plus de quatre ans que je suis dans cette démarche.

Évidemment, au début, je ne savais pas jusqu’où ça allait m’amener, jusqu’où j’allais aller. Ça a commencé, je crois, par les produits ménagers. Puis, je me suis attardée aux produits nettoyants pour mon visage et mon corps suite à plusieurs recherches faites sur le sujet ainsi que la lecture de différents livres.

J’ai commencé à me questionner. Mais qu’en était-il, au juste, de tous ces noms que je n’arrivais pas à prononcer derrière cette crème? Ce shampoing? Quel est l’impact sur moi? Sur mon corps?

Au début, ma motivation était surtout celle-là : l’impact sur ma santé ou sur celle des gens autour de moi. Comme pour mon alimentation, j’ai tout remis en question…

Ma première grossesse m’a amenée encore plus loin. J’avais l’impression d’être responsable (ce qui est le cas, en grande majorité!) du bien-être et du bon développement de mon bébé qui grandissait à l’intérieur de moi. J’avoue, j’ai été assez compulsive et intense. J’analysais tout ce qui entrait dans mon ventre, sur ma peau et dans ma maison.

J’ai donc commencé à faire mes propres cosmétiques : mon huile nettoyante pour le visage, mon baume pour le corps, mon déodorant… Tout ce que je pouvais faire, je le faisais. Le reste, je l’achetais en vrac, biologique. J’ai épuré, épuré, épuré. Avait-on vraiment besoin de tous ces produits? Est-ce vraiment nécessaire d’avoir un nettoyant pour chaque pièce de la maison? D’avoir tout ce maquillage, ces produits de soin?

À travers cette démarche, tout s’est tranquillement simplifié. Tout a lentement pris sa place. Quand ma fille est née, j’ai poursuivi ainsi. J’ai commencé à faire moi-même les produits que j’applique sur sa petite peau, à choisir ce qui allait l’entourer, ce qu’elle allait porter à sa bouche (!) et à réfléchir sur l’environnement que je souhaitais lui offrir. Quelles étaient mes valeurs? Qu’est-ce qui était vraiment important pour moi?

La simplicité. Dans tout.

Je choisis la qualité plutôt que la quantité. Je privilégie les entreprises d’ici, les entrepreneurs derrière le nom qui travaillent si fort. Elle n’a pas de jouets à batterie ni une centaine de vêtements. J’achète seconde main, local ou pas du tout!

J’ai tranquillement remis en question tout ce qui entrait dans ma maison, au grand désarroi de mon entourage qui aime offrir différents présents à mes bébés (ce qui est normal et que j’apprécie!) pour faire plus de place au temps, aux bonheurs simples, à la sécurité, à notre santé globale et celle de la planète.

Je me suis évidemment rendue compte que ce que je faisais était mieux pour nous, mais aussi pour l’environnement. Limiter le plastique, les emballages, les étiquettes aux noms douteux à peine prononçables, les vêtements fabriqués en Inde par des femmes au salaire épouvantable (ou des enfants), le « fast fashion » (mode éphémère) qui remplit les dépotoirs, les centaines de produits chimiques qui se retrouvent dans nos corps et nos maisons.

Je navigue encore à travers tout ça, j’en apprends chaque jour. C’est devenu un mode de vie, une façon de consommer, une façon de vivre. Peut-être aussi une passion! Je cherche constamment une façon de faire mieux, de réduire mon impact sur la planète, d’offrir à mes enfants un environnement sain (le plus possible)…

Et vous, la simplicité, ça s’articule de quelle façon dans vos vies?

Vert Imaginaire

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